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Comment photographier vos plats avec votre téléphone : un guide pour les restaurateurs

3 min de lecture La rédaction Ordinami

Une bonne photo vend le plat avant que le serveur n'ouvre la bouche ; une photo sombre avec le flash éblouissant le tue. La différence entre les deux n'est pas l'appareil photo de trois mille euros : c'est la lumière, l'angle et cinq minutes d'attention. Voici comment obtenir des photos de menu avec le téléphone que vous avez dans votre poche.

La lumière est à 80% du résultat

Photographiez de jour, près d'une fenêtre, avec le plat qui reçoit la lumière latérale ou légèrement de derrière. Jamais le flash du téléphone : il aplati tout et crée des reflets gras. Si vous faites la séance photo le soir, éteignez les lumières jaunes au-dessus de la table et utilisez une lampe avec une lumière blanche placée sur le côté, jamais frontale. Un feuillet de papier blanc du côté opposé à la lumière adoucit les ombres et ne coûte rien. Évitez également les tables adjacentes à des murs colorés : le rouge ou le vert se reflètent sur le plat et faussent les couleurs.

Les angles qui fonctionnent

  • D'en haut (90 degrés) : parfait pour les pizzas, les planches, les poke et les tables. Composition ordonnée, nappe propre.
  • À 45 degrés : l'angle universel, celui avec lequel vous voyez le plat assis. Cela convient pour presque tout.
  • À hauteur de plat : pour les burgers, les lasagnes, les gâteaux à étages : tout ce qui a une structure verticale à montrer.

Préparez le plat pour la photo

Le plat en photo doit être le vrai que vous servirez, mais dans sa version améliorée : bords du plat propres, portion réelle, un coup d'huile ou de sauce fraîche juste avant le cliché car les aliments opaques semblent vieux. Prenez la photo dans les deux minutes suivant la mise en place : la mozzarella qui tire et la vapeur n'existent que là. Et prenez beaucoup de photos : dix photos par plat, puis choisissez.

Les erreurs que l'on voit tout de suite

  1. Zoom numérique : dégrade la qualité, approchez-vous avec vos pieds.
  2. Filtres lourds : le client commande ce qu'il voit en photo et s'attend à cela. Retouchez seulement la luminosité et le contraste.
  3. Arrière-plan chaotique : serviettes froissées, bouteilles à moitié vides, le sac du personnel à l'arrière-plan.
  4. Photos d'archive achetées : si la carbonara en photo n'est pas la vôtre, le client s'en aperçoit au premier morceau, et il écrira la critique.

Un conseil organisationnel qui vaut autant que la technique : gardez un dossier dédié dans votre téléphone et rephotographiez chaque plat lorsque les présentations ou les saisons changent. La photo du plat d'hiver utilisée en août se remarque, et un archive ordonné vous sauve lorsque vous avez besoin d'une image sur le pouce pour un post ou pour le menu.

Où utiliser les photos

Les mêmes photos fonctionnent trois fois : dans le menu, sur les réseaux sociaux et sur Google. Sur le papier, imprimer des photos coûte cher et vieillit mal ; sur un menu digital vous les chargez gratuitement et les remplacez lorsque vous améliorez le cliché. Avec Ordinami, vous pouvez associer une photo à chaque plat et la mettre à jour depuis votre téléphone : photographiez les plats forts au fur et à mesure qu'ils sortent de la cuisine pendant un service calme, et en deux semaines vous avez le menu illustré sans avoir fermé un seul jour.

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